de Latacunga à Flores
lundi 25 mai Latacunga - Baños 87 km
Départ vers 08h00 sous un ciel chargé de nuages. J'arrive à Ambato où je pensais faire étape vers 10h30 alors je poursuis sur Baños. A cause du mauvais temps on ne voit pa les montagnes environnantes et les paysages me paraissent moins jolis. A partir d'Ambato, les super descentes et les trés difficiles montées vont se succeder jusqu'à l'arrivée et je pousse l'attelage très souvent. La dernière vallée en arrivant sur Baños est magnifique et la ville elle même est très jolie et agréable avec peu de trafic automobile. C'est rare pour une ville touristique qui vit principalement des activités de montagne et d'eau et des thermes. Il y a un nombre fou d'agences proposant des treks ou autres activités de plein air. La ville est entourée de montagnes et en particulier le monstre Tungarahua qui a déjà détruit la ville plusieurs fois. Dans la nuit je l'ai entendu gronder. Il est lui aussi sous haute surveillance.
Après Ambato, en traversant la ville de Pelileo, c'est la sortie des écoles. Trois bambins dans leur uniforme scolaire, dans le cas présent, tout en blanc avec un poncho noir, caractéristique de leur communauté d'origine, m'interpellent et me demandent d'où je viens. Je les prends en photo et ils découvrent avec les yeux brillants, plein d'objets qui leurs sont inconnus (compteur, lunettes pliantes, tente, etc). Quand je leur dis où je vais, bien qu'ils ne sachent pas où c'est, 5 pays à traverser à vèlo, je suis un héros, je suis Indiana Jones...
Je repars au bout de 20 mn et ils m'accompagnent un moment en courant à côté du vélo.
Adios niños muchos sympaticos!!

Banos Enfants de Pelileo
Mardi 26 mai Baños - Puyo 65 km
C'est la plus belle étape depuis le départ. La descente vers l'Amazonie se fait par une vallée profonde, cernée par une végétation luxuriante. L'eau est partout avec la rivière et ses nombreuses cascades et les multiples ruisseaux. Les tarabitas (espèce de téléphérique indien) où je me suis arrêté, ne fonctionnaient pas, sinon on peut aller se ballader au dessus des plus jolies cascades. Bien que l'altitude du jour chute de 900 m, il y a de nombreux raidillons à franchir. La chaleur fait son apparition et c'est en transpirant à grosses gouttes que j'arrive à Puyo. Je suis décu par la ville.Elle est minable et sans aucun cachet. Elle ressemble aux tristes banlieues que j'ai traversé depuis Quito. Je m'imaginai une ville noyée dans une végétation dense, et bien non! Que du béton et avec ca un trafic automobile important. Tout pour me plaire!
L'hôtel est très bien mais pour la première fois, je suis obligé de monter vélo et remorque dans la chambre.
Une tarabita Route de Puyo
Mercredi 27 mai Puyo - Flores en bus (relache pour le vélo).
Dans le bus qui m'emmène jusqu'à Riobamba, le chauffeur me déconseille d'aller à Flores à vèlo et je vais donc jusqu'au bout avec un 2ème bus. Arrivé dans ce village indien perdu dans les montagnes à 3100 m, deux jeunes garcons me guident jusqu'à la Mission de Madre Térésita. Nous arrivons juste à temps car cette dernière montait à son dispensaire au sommet de la montagne avec un groupe et en 4x4. Nous nous joignons à eux. Tout en haut la vue panoramique est formidable et malheureusement les nuages nous empêchent de voir les géants qui nous entourent (Chimborazo, Tungurahua, etc.). Beaucoup de hameaux indiens vivent sur les hauteurs de Flores. De religions différentes (catholique, évangéliste, sectes diverses)les tensions sont fréquentes. Madre Térésita est d'ailleurs très remontée contre les évangélistes qui lui piquent ses ouailles. La montagne est morcelée de minuscules parcelles cultivées, mais la culture sur ces pentes abruptes ne résiste pas aux pluies violentes qui ravinent le sol et emportent la bonne terre fertile et laissent un terrain inculte. Ce n'est pas pour rien que les incas obligeaient les paysans à construire des restanques pour avoir le droit de cultiver.
Au retour à la mission, nous nous retrouvons à trois pour diner. J'ai pour compagnie Térésita et Damien, un jeune étudiant de sciences Po qui vient de faire un parcours de 8 mois en Amérique Latine dans le cadre de ses études. Sa maman est originaire du même village des Landes que la Madre.
Après le repas nous restons de longues heures à discuter et Térésita est très intéressante à écouter.
Je ferais un encart spécial sur elle dans le prochain article car j'attrape la crampe de l'écrivain.

Belles cultures à Flores Madre Teresita
Besos à todos