DE Trujillo à Huaraz
du mercredi 10 au dimanche 14 juin Trujillo
Trujillo, 2ème ville du Pérou est très jolie avec ses larges avenues et son architecture coloniale. Il y a des batiments magnifiques dans le centre ville et c'est trés propre. Bizarrement, ici les véhicules ne fument pas et il n'y a pas de pollution visible. Les restos très nombreux sont plus soignés que dans les autres villes que j'ai traversé et ils ne sont pas plus chers. Il est agréable de s'y promener car beaucoup de rues sont en zone piétonne. Jeudi matin, j'ai assisté à une manif de protestation contre les massacres des nativos indigenas d'Amazonie, avec des slogans hostiles au président et au gouvernement sur de larges banderolles et en musique. Les policiers casqués, avec matraques et boucliers surveillaient mais tout c'est passé dans le calme et la manif s'est dissoute vers 14h00 sans dégénerer. Dans d'autres villes les affrontements entre policiers et manifestants ont été très violents.
Sur la monumentale plaza de armas, il y avait une célébration de Corpus Christi. Toute la journée des centaines de personnes ont créé autour de la place, de magnifiques tableaux au sol, avec de la terre colorée et des fleurs. C´était très joli et le soir, une gigantesque procession de plusieurs milliers de personnes ont piétiné allègrement les chefs d'oeuvres faits dans la journée. Mystère de la religion...
Dans la casa ciclista ouverte depuis 1985, les livres d'or, passionnnants, représentent des millions de km à vélo. Tous les grands noms sont mélés aux inconnus et sont passés dans cette maison. Même Heinz Stucke, qui est une légende du vélo, était là en mars 2008. A lui seul ce sont 500 000 km en 45 ans. Il est parti de chez lui en 1962 et n'est toujours pas rentré. Pour les curieux, faites une recherche à son nom sur google.
C'est vrai que dans cette maison au confort et à l'hygiène pourtant rudimendaires, on se sent bien entre vagabonds et l'ambiance y est très conviviale.
A 6 km du centre ville, se trouve le site de Chan Chan. La visite est intéressante avec le musée et les ruines de ce qui fut la capitale de l'empire Chimu. La ville comptait 60 000 habitants au 14ème siècle, avant d'être vaincue par les incas. C'était la plus grande ville précolombienne des Amériques et la plus grande ville en adobe, du monde.
Lucho a réussi à faire confectionner une patte de dérailleur par un tourneur, mais elle n'est pas tout à fait conforme et il a bossé à la lime de 21h00 à 02h00 du matin. Maintenant c'est du solide et je peux rouler sans crainte de rupture.
Dimanche matin, j'ai assité au défilé de toutes les écoles de la ville derrière leurs drapeaux, autour de la plaza de armas. Il y avait beaucoup de monde. Il parait que ce défilé a lieu tous les dimanches. C'est curieux et un peu malsain de voir tous ces enfants et adultes qui marchent au pas de l'oie !!!
Durant ce séjour, j'ai partagé la casa ciclista avec :
Mathieu, français, qui est à son 2ème séjour à la casa,
Vincent, français, qui est reparti pour Quito,
Hervé, suisse, sur les routes africaines puis sud-américaines depuis 4 ans,
Fabio et Oldy, brésiliens, 2 frères, devraient faire route vers Huaraz comme moi, mais quand ???
Ariel, américaine, voyage avec Oldy,
Valdo, brésilien, le padre circule sur un vélo révolutionnaire. Il a 65 ans.
Bien sur, il y a Lucho, l'ame de la casa ciclista (sa devise est : mi casa es tu casa) générosité, compétence, toujours aux petits soins pour les cyclistes de passage et leurs vélos malades. Son épouse, Araceli et ses enfants Angela et Lance le petit dernier, sont toujours souriants et disponibles pour faire la fête et mettre de l'ambiance.
Comme toute bonne chose a une fin, demain je quitte ces compagnons, qui eux ne sont pas pressés de partir et je reprends mon parcours.
Trujillo Chan Chan

La cathédrale de Trujillo L'étrange vélo du Padre Valdo

Belle réunion de cyclovoyageurs C'est le départ de Trujillo
Lundi 15 juin Trujillo - Chao 69 km
Le temps est couvert pour mon départ. Après les photos et les adieux, Lucho m'accompagne à vélo jusqu'à la sortie de la ville. La panaméricaine est large et la bande latérale est roulante donc je suis en sécurité. Je vois mon premier accident de la circulation depuis le départ de Quito. C'est un gros camion qui a percuté une voiture et qui obstrue toute la chaussée. Les victimes sont allongées sur le bas côté. Ici tout le monde roule pied au plancher et souvent dans des véhicules en piteux état. Il suffit de prendre le bus pour s'en rendre compte.
Aujourd'hui l'étape n'est pas difficile et le relief n'est pas trop agressif à mon encontre. A 5 km de l'arrivée, j'ai ma première crevaison (à l'avant). C'est une belle épine qui s'est joué du kevlar du pneu.
Chao est une toute petite ville et la visite est rapide. L'unique hôtel est très bien.

Sur la route de Chao
Mardi 16 juin Chao - Chuquicara 83 km puis bus jusqu'à Carhuaz
Départ très tôt sous un ciel couvert et température fraiche. Après 15 km de bitume, j'attaque ma première vraie piste en terre depuis le départ. 60 km de bonne piste, mais malheureusement, vers 11h00 le vent se lève, assez violent et je bouffe de la poussière. Je retrouve le goudron 8 km avant Chuquicara où j'arrive vers 14h00. Dans ce bled, il n'y a rien pour se loger et le pompiste qui avait hébergé Patrick l'an dernier, ne veut rien savoir et me dit que le plus proche hôtel est à 70 km et que le bus va passer. Je prends donc le bus et au vu de la piste défoncée et en pierres sur 90 km, je n'ai pas regretté mon choix. Les paysages de la vallée du rio Santa sont magnifiques, des montagnes immenses avec des roches de différentes couleurs. Puis après Huallanca c'est le cañon del pato, qui a un faux air de petit Verdon et qui est aussi très beau. Le chauffeur du bus conduit de façon démoniaque et j'ai beaucoup de mal à prendre des photos.
A Carhuaz, qui est une petite ville assez calme, l'hôtel que j'ai choisi figure parmi les plus pourris depuis Quito. Il n'y a pas d'eau, donc pas de douche malgré l'état poussiereux où je me trouve. A 4h00 du matin le marché s'installe sous ma fenêtre qui ne ferme pas et la musique est à fond. Avec en prime les relents de cuisine style friture asiatique. Pour clotûrer le tout, à 06h00 de retour du wc, la clef n'ouvre plus la porte de la chambre, la serrure s'est cassée. Un peu d'acrobatie pour le garçon qui passe par la fenêtre (qui ne fermait pas) et ouvre de l'intérieur.
Aujourd'hui, j'ai eu ma 2ème crevaison (à l'arrière) et toujours une épine. Drole de pays où il n'y aucune végétation et pourtant des épines dans le sable...

Belle piste roulante et très rare végétation...

Chuquicara
Mercredi 17 juin Carhuaz - Huaraz 36 km
Le ciel est bleu et la température clémente pour cette courte et facile étape sur une route où le trafic est quand même soutenu. Les hautes montagnes qui entourent la ville sont couvertes de neige et avec le soleil, c'est splendide. 5 km après la sortie de Carhuaz, je passe devant un superbe camping où j'aurai volontiers passé la nuit.
Vers 12h30 j'arrive à Huaraz, haut lieu de l'andinisme où je vais séjourner 3 jours et je me suis choisi un hôtel pas pourri et au calme.
Trujillo, 2ème ville du Pérou est très jolie avec ses larges avenues et son architecture coloniale. Il y a des batiments magnifiques dans le centre ville et c'est trés propre. Bizarrement, ici les véhicules ne fument pas et il n'y a pas de pollution visible. Les restos très nombreux sont plus soignés que dans les autres villes que j'ai traversé et ils ne sont pas plus chers. Il est agréable de s'y promener car beaucoup de rues sont en zone piétonne. Jeudi matin, j'ai assisté à une manif de protestation contre les massacres des nativos indigenas d'Amazonie, avec des slogans hostiles au président et au gouvernement sur de larges banderolles et en musique. Les policiers casqués, avec matraques et boucliers surveillaient mais tout c'est passé dans le calme et la manif s'est dissoute vers 14h00 sans dégénerer. Dans d'autres villes les affrontements entre policiers et manifestants ont été très violents.
Sur la monumentale plaza de armas, il y avait une célébration de Corpus Christi. Toute la journée des centaines de personnes ont créé autour de la place, de magnifiques tableaux au sol, avec de la terre colorée et des fleurs. C´était très joli et le soir, une gigantesque procession de plusieurs milliers de personnes ont piétiné allègrement les chefs d'oeuvres faits dans la journée. Mystère de la religion...
Dans la casa ciclista ouverte depuis 1985, les livres d'or, passionnnants, représentent des millions de km à vélo. Tous les grands noms sont mélés aux inconnus et sont passés dans cette maison. Même Heinz Stucke, qui est une légende du vélo, était là en mars 2008. A lui seul ce sont 500 000 km en 45 ans. Il est parti de chez lui en 1962 et n'est toujours pas rentré. Pour les curieux, faites une recherche à son nom sur google.
C'est vrai que dans cette maison au confort et à l'hygiène pourtant rudimendaires, on se sent bien entre vagabonds et l'ambiance y est très conviviale.
A 6 km du centre ville, se trouve le site de Chan Chan. La visite est intéressante avec le musée et les ruines de ce qui fut la capitale de l'empire Chimu. La ville comptait 60 000 habitants au 14ème siècle, avant d'être vaincue par les incas. C'était la plus grande ville précolombienne des Amériques et la plus grande ville en adobe, du monde.
Lucho a réussi à faire confectionner une patte de dérailleur par un tourneur, mais elle n'est pas tout à fait conforme et il a bossé à la lime de 21h00 à 02h00 du matin. Maintenant c'est du solide et je peux rouler sans crainte de rupture.
Dimanche matin, j'ai assité au défilé de toutes les écoles de la ville derrière leurs drapeaux, autour de la plaza de armas. Il y avait beaucoup de monde. Il parait que ce défilé a lieu tous les dimanches. C'est curieux et un peu malsain de voir tous ces enfants et adultes qui marchent au pas de l'oie !!!
Durant ce séjour, j'ai partagé la casa ciclista avec :
Mathieu, français, qui est à son 2ème séjour à la casa,
Vincent, français, qui est reparti pour Quito,
Hervé, suisse, sur les routes africaines puis sud-américaines depuis 4 ans,
Fabio et Oldy, brésiliens, 2 frères, devraient faire route vers Huaraz comme moi, mais quand ???
Ariel, américaine, voyage avec Oldy,
Valdo, brésilien, le padre circule sur un vélo révolutionnaire. Il a 65 ans.
Bien sur, il y a Lucho, l'ame de la casa ciclista (sa devise est : mi casa es tu casa) générosité, compétence, toujours aux petits soins pour les cyclistes de passage et leurs vélos malades. Son épouse, Araceli et ses enfants Angela et Lance le petit dernier, sont toujours souriants et disponibles pour faire la fête et mettre de l'ambiance.
Comme toute bonne chose a une fin, demain je quitte ces compagnons, qui eux ne sont pas pressés de partir et je reprends mon parcours.
Trujillo Chan Chan

La cathédrale de Trujillo L'étrange vélo du Padre Valdo

Belle réunion de cyclovoyageurs C'est le départ de Trujillo
Lundi 15 juin Trujillo - Chao 69 km
Le temps est couvert pour mon départ. Après les photos et les adieux, Lucho m'accompagne à vélo jusqu'à la sortie de la ville. La panaméricaine est large et la bande latérale est roulante donc je suis en sécurité. Je vois mon premier accident de la circulation depuis le départ de Quito. C'est un gros camion qui a percuté une voiture et qui obstrue toute la chaussée. Les victimes sont allongées sur le bas côté. Ici tout le monde roule pied au plancher et souvent dans des véhicules en piteux état. Il suffit de prendre le bus pour s'en rendre compte.
Aujourd'hui l'étape n'est pas difficile et le relief n'est pas trop agressif à mon encontre. A 5 km de l'arrivée, j'ai ma première crevaison (à l'avant). C'est une belle épine qui s'est joué du kevlar du pneu.
Chao est une toute petite ville et la visite est rapide. L'unique hôtel est très bien.

Sur la route de Chao
Mardi 16 juin Chao - Chuquicara 83 km puis bus jusqu'à Carhuaz
Départ très tôt sous un ciel couvert et température fraiche. Après 15 km de bitume, j'attaque ma première vraie piste en terre depuis le départ. 60 km de bonne piste, mais malheureusement, vers 11h00 le vent se lève, assez violent et je bouffe de la poussière. Je retrouve le goudron 8 km avant Chuquicara où j'arrive vers 14h00. Dans ce bled, il n'y a rien pour se loger et le pompiste qui avait hébergé Patrick l'an dernier, ne veut rien savoir et me dit que le plus proche hôtel est à 70 km et que le bus va passer. Je prends donc le bus et au vu de la piste défoncée et en pierres sur 90 km, je n'ai pas regretté mon choix. Les paysages de la vallée du rio Santa sont magnifiques, des montagnes immenses avec des roches de différentes couleurs. Puis après Huallanca c'est le cañon del pato, qui a un faux air de petit Verdon et qui est aussi très beau. Le chauffeur du bus conduit de façon démoniaque et j'ai beaucoup de mal à prendre des photos.
A Carhuaz, qui est une petite ville assez calme, l'hôtel que j'ai choisi figure parmi les plus pourris depuis Quito. Il n'y a pas d'eau, donc pas de douche malgré l'état poussiereux où je me trouve. A 4h00 du matin le marché s'installe sous ma fenêtre qui ne ferme pas et la musique est à fond. Avec en prime les relents de cuisine style friture asiatique. Pour clotûrer le tout, à 06h00 de retour du wc, la clef n'ouvre plus la porte de la chambre, la serrure s'est cassée. Un peu d'acrobatie pour le garçon qui passe par la fenêtre (qui ne fermait pas) et ouvre de l'intérieur.
Aujourd'hui, j'ai eu ma 2ème crevaison (à l'arrière) et toujours une épine. Drole de pays où il n'y aucune végétation et pourtant des épines dans le sable...

Belle piste roulante et très rare végétation...

Chuquicara
Mercredi 17 juin Carhuaz - Huaraz 36 km
Le ciel est bleu et la température clémente pour cette courte et facile étape sur une route où le trafic est quand même soutenu. Les hautes montagnes qui entourent la ville sont couvertes de neige et avec le soleil, c'est splendide. 5 km après la sortie de Carhuaz, je passe devant un superbe camping où j'aurai volontiers passé la nuit.
Vers 12h30 j'arrive à Huaraz, haut lieu de l'andinisme où je vais séjourner 3 jours et je me suis choisi un hôtel pas pourri et au calme.
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